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POUR ATTEINDRE à l’Art Musical, Philip Glass a choisi un chemin difficile, celui de la simplicité … Comme un retour aux sources, à la musique des origines.
   Classé dans la catégorie péjorative et réductrice des « musiciens répétitifs américains », il compose comme personne avant lui. Son premier opéra créé en 1976 au festival d’Avignon : « Einstein on the beach » mise en scène de Bob Wilson, constitue pour l’auditeur de l’époque (et encore aujourd’hui), un véritable choc émotionnel et culturel. Je ne découvrirai cet opéra personnellement, qu’avec le fabuleux enregistrement de 1979.  Les opéras qui suivront : « Akhnaten » (1984) - « Satyagraha » (1980) resteront dans la même veine. On pourra même découvrir à cette occasion les talents de mélodiste de GLASS.
   L’utilisation du rythme comme clef de voûte de ses œuvres est comme un retour vers une musique des temps anciens, une musique fantasmée faite pour l’Humain dans son essence … Un humain doté d’une oreille neuve, vierge de toutes références … 
   Le rythme, omniprésent, est sous-tendu par ses fameux motifs de notes « tournantes » (arpèges) si caractéristiques de sa musique. Ces minis mélodies se répètent à l’infini et reproduisent des boucles musicales dans lesquelles il faut se laisser prendre si l’on ne veut pas rester au bord du chemin. La répétition de ces motifs n’est qu’apparente. Il existe, en réalité, de légers décalages, de subtils changements, qu’un spécialiste de la musique écrite, que je ne suis pas, pourrait expliquer … Mais qu’importe la Raison, c’est d’Émotion qu’il s’agit, c’est de "Lâcher prise", c’est de Communion dont il faut parler, de Partage.
  Certes, pendant cette longue vie de compositeur – Il a 74 ans cette année – Philip Glass a essayé de rejoindre le monde, un brin compassé, de l’académisme musical. Il a composé des symphonies, des quatuors et autres concertos avec plus ou moins de bonheur. Il a également abordé la musique descriptive avec : « The Canyon » ou « ITAIPU » par exemple. 
   Comme tous les compositeurs qui prennent des risques et marchent hors des sentiers balisés, Il est capable du meilleur et, comme il est prolifique, parfois du moins bon. Il s’est également essayé, avec génie, à la composition de musiques de films comme dans la trilogie des films de Godfrey REGGIO : Koyaanisqatsi (1982) – Naqoyqatsi (2002) – Powaqqatsi (1987) et parfois d’une manière moins spectaculaire : « The Hours » - « Kundun » de Martin Scorsese – « Candyman I et II »( entre-autres) … mais, tout aussi profonde.
Écoutez sa musique, en laissant au vestiaire (ou dans tout autre endroit qui vous conviendra) tous les préjugés, les idées reçues le concernant … Jouissez de l’instant et, sans fausse pudeur, laissez l’émotion prendre le pas. Il n’y a aucun risque, sauf celui de toucher – parfois - au sublime.

Mon panthéon personnel :

ITAIPU - THE CANYON : (enregistrement SONY 1993)

EINSTEIN ON THE BEACH : Opéra créé en 1976 (Enregistrement CBS de 1979)

AKHNATEN : Opéra créé en 1983 (Enregistrement SONY 1987)

THE PHOTOGRAPHER : (Enregistrement SONY 1983)

KOYAANISQATSI : Enregistrement NONESUCH 1983)

GLASSWORKS : (Enregistrement SONY 1982) 


 

Une interprétation de « Opening » tiré de "GLASSWORKS" par Branka Parlic pianiste, en Juillet 2005.

Extrait de la bande originale du film "The Hours"

 

Pruit Igoe (1982 - extrait de la bande originale du film Koyaanisqatsi)

 

 

 

 


 

 

Voir aussi : Philip Glass #2
Le site officiel et très complet (en anglais) de Philip GLASS

 
Tag(s) : #MUSIQUE

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