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"Sans musique, la vie serait une erreur" (F. Nietzsche)

Andreas-Scholl.jpg
Andreas Scholl

Par delà la typologie sommaire des voix lyriques classiques : 
[ Féminines : Soprano - Mezzo-soprano - Contralto. Masculines : Ténor - Baryton - Basse ] se situe la voix de Contre-ténor  (ou contreténor). C'est un type de voix masculine utilisant la technique de la voix de tête (dite aussi, de "fausset"), passant en voix de poitrine dans le registre grave. La voix de haute-contre, souvent confondue avec la précédente, est particulièrement adaptée à la musique baroque française. C'est une voix de ténor aigu qui chante en voix mixte. La tessiture de contre-ténor correspond, à peu de chose près, à celle de mezzo-soprano.

C'est le contre- ténor Alfred Deller qui recrée cette technique de chant dans les années cinquante : Au sortir de la mue il se rend compte qu'il a, naturellement, perdu la voix de soprano de son enfance mais qu'il a gardé des aigus lumineux et purs. A partir de cette constatation, il recrée la technique de l'utilisation de la "voix de tête", perdue depuis plus de deux siècles. Il est le "Père" des contre-ténors  célèbres : Charles Brett, James Bowman, Paul Esswood, René Jacob, Michael Chance, Gérard Lesne et bien d'autres.
Andreas Scholl et  le célèbre Philippe Jaroussky sont ses héritiers directs.

Lequel des quatre contre-ténors préférez-vous ?

(Trois générations, trois façons d'aborder cette tessiture ...)
Vous pouvez également proposer un autre contre-ténor. Je ferai un article détaillé sur celui que vous aurez choisi.


Andreas Scholl
dans Gulio Cesare in Egitto de G.F. Haendel.
(Production de 2005 à Copenhagen)



Philippe Jaroussky
(voix plus aiguë, plus angélique, que Andreas Scholl)
Un petit extrait du "Nisi dominus" d'Antonio Vivaldi
Accompagné par l'Ensemble Matheus
sous la direction de Jean-Christophe Spinosi.


Alfred Deller dans un air de Henry Purcell : "Ô Solitude"
"Le Maître"



Le "must" : James Bowman
Stabat Mater dolorosa - Antonio Vivaldi

1) Stabat Mater dolorosa - Largo
2) Cuius animam gementem - Adagissimo
3) O quam tristis et afflicta - Andante 


La Mère douloureuse se tenait
En larmes près de la croix
Sur laquelle pendait son fils

Un glaive avait percé 
Son âme déchirée, 
Gémissante et dolente.

Oh combien triste et affligée
Fut celle qui fut bénie entre toutes,
Mère du Fils unique.
Comme elle souffrait et se lamentait
Cette tendre mère quand elle voyait 
Les peines de son glorieux enfant.

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 James Bowman
Tag(s) : #OPERA- et- musique- vocale

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