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Ferdinand Hodler

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Je suis particulièrement sensible (voire très touché par certains tableaux comme : "émotion" - voir ci-dessous) à ce que Hodler nomme: "Le parallélisme" ... cette répétition de formes pratiquement semblables , sorte de tremplin vers l'infini, transcende le sujet et provoque une émotion quasi sacrée ... le tableau peut être alors perçu comme une fenêtre sur le "temps", cyclique et inexorable,
 sur le "rêve", sur la réalité rêvée d'un artiste majeur ... "la beauté repose sur l’ordre, la symétrie et le rythme" nous dit Ferdinand Hodler.



 Né à Berne en 1853, il vit à Genève jusqu’à sa mort en 1918, mais il accomplit, après des débuts difficiles, une carrière européenne, jalonnée de scandales et de succès. Membre des grandes Sécessions, il voit son œuvre saluée à Vienne, Berlin et Munich à partir des années 1900. Mais, c’est Paris qui lui offre sa première consécration en 1891 lorsqu’il y présente son tableau manifeste, La Nuit (1889-1890, Berne, Kunstmuseum), interdit d’exposition pour inconvenance par la ville de Genève. Salué par Puvis de Chavannes, Rodin et la critique française, ce tableau lance la carrière internationale de Hodler et en fait un des représentants majeurs du symbolisme. Ferdinand Hodler fut considéré de son vivant comme l’un des chefs de file de la modernité et de l'audace.

 

 

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La Nuit (1899-90)

 

Dans sa peinture de paysage, il s’attache à magnifier la nature, et en particulier les montagnes, renouvelant profondément le genre. La fidélité à la topographie des lieux s’accompagne d’une stylisation rigoureuse, imposant Hodler comme un paysagiste hors pair, à l’égal de Cézanne (La Pointe d’Andey, vue de Bonneville (Haute Savoie), 1909, musée d’Orsay).

 

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Vue du lac Léman (1908)

 

Convaincu que la beauté repose sur l’ordre, la symétrie et le rythme, Hodler fonde ses compositions sur ce qu’il appelle le « parallélisme » (« répétition de formes semblables »)

 

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"Fatigués de la vie"

 

 


 

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"Vision de l'infini"

 

 


 

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"Émotion"

 

Hodler est également un portraitiste profondément novateur : en témoignent des effigies de collectionneurs (Portrait de Gertrud Müller,1911, Soleure Kunstmuseum),de poètes et de critiques qui l’ont soutenu.


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Gertrud Müller (1911)


Également des autoportraits (voir l'autoportrait en tête de l'article) sans concession (Autoportrait aux roses, 1914, Schaffhouse, Museum zu Allerheiligen), qui préfigurent le « cycle de Valentine », sans équivalent dans l’histoire de l’art. De sa compagne à l’agonie, Hodler tire entre 1914 et 1915 une série de portraits qui sont autant de témoignages bouleversants de l’avancée de la maladie et de la mort (Ci-dessous Valentine sur son lit de mort, 1915, Bâle, Kunstmuseum).

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Après ce cycle, Hodler poursuit sa méditation sur la mort à travers une série de vues presque abstraite du lac de Genève où culmine la quête de simplicité et d’unité que le peintre n’a cessé de radicaliser : « Plus je m’approche de la grande Unité, plus je veux que mon art devienne simple et grand. »
Une grande exposition de 80 de ses tableaux a lieu au musée d'Orsay de Paris en 2007 - consécration posthume.

 

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"Une, consacrée"

 

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 "Running women"

 


Tag(s) : #Peinture - gravure - dessin

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