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Spéciale dédicace à Notre amie Jacqueline "la Romaine", bien connue sur ce blog !

 

SAMSON ET DALILA

 

Samson-et-Dalila-2.jpg

Samson et Dalila - Gustave Moreau

 


CAMILLE SAINT-SAËNS découvre en 1866 Samson, livret de Voltaire rédigé pour un projet de tragédie-lyrique de Rameau. Séduit par le sujet et son contexte à la fois biblique et orientalisant, il est d’abord tenté de l’employer pour un oratorio, d’autant plus qu'il est un fervent admirateur de ceux de G.F. Haendel et de F. Mendelssohn. Il propose la rédaction du livret à Ferdinand Lemaire qui l’incite à composer un opéra biblique. Saint-Saëns se laisse convaincre et entame la composition de Samson et Dalila en 1868, destinant le rôle de Dalila à Pauline Viardot .


Neuf ans de composition :

Saint-Saëns n’écrit pas son opéra sans peine. Le goût du public de l’époque pour la musique légère, notamment celle d’Offenbach, les débuts de la guerre franco-prussienne, le sujet biblique et, sans doute, la non-reconnaissance de Saint-Saëns comme compositeur d’opéra, sont autant d’explications à l’hostilité de l’accueil réservé par les théâtres aux différentes auditions des premiers fragments de l’opéra. Saint-Saëns, découragé, en abandonne même la composition vers 1870. Franz Liszt, l’un de ses grands admirateurs, l’exhorte de reprendre son projet, lui promettant de le faire créer à Weimar alors qu’il n’en a pas entendu un seul passage. Saint-Saëns, après encore quelques années, parvient à achever l’opéra qui est créé à Weimar, en traduction allemande, le 2 décembre 1877.

 

L’œuvre est applaudie à travers l’Europe mais sa création française n’a lieu qu’en 1890 à Rouen avant d’être enfin jouée à Paris, mais au Théâtre-Lyrique. Elle ne sera interprétée pour la première fois à l’Opéra que le 23 novembre 1892 et devient un des piliers de son répertoire. Samson et Dalila reste l’un des opéras français le plus joué dans le monde. Au long de sa vie Saint-Saëns composera 14 opéras, Samson et Dalila est le seul qui restera au répertoire.



Le livret de Ferdinand Lemaire se base sur le chapitre XVI du Livre des Juges. L’argument se concentre plus sur la relation entre Samson, héros à la force légendaire, et Dalila, séductrice cupide dans l’histoire originale. Dans l’opéra, le personnage de Dalila refuse l’argent proposé par le Grand Prêtre pour livrer Samson et n’agit plus que par devoir envers Dieu et son peuple. L’action est simplifiée, dans un souci d’efficacité dramatique, et divisée en trois actes et quatre tableaux :


ACTE I
A Gaza vers 1115 avant notre ère.

Samson promet aux Hébreux qu'ils seront bientôt délivrés des Philistins qui exercent sur eux une oppression sans relâche. Il les encourage à placer leur espoir en Dieu en leur rappelant la libération des Égyptiens et la traversée de la mer Rouge. Débarque Abimelech qui tient des propos méprisants à l’égard des Juifs. Son comportement provoque la colère de Samson qui s’empare d’une épée et le tue. Le grand prêtre Dagon appelle alors les Philistins à la vengeance (Maudite à jamais soit la race). Inversion des rôles: le soir les Hébreux prennent le pouvoir, occupent la ville et remercient leur dieu en priant. Débarque Dalila, entourée d’un cortège de Philistines qui dansent de façon ensorcelante. Elle invite Samson à venir chez elle (Printemps qui commence). Sans doute frappé par le souvenir de sa beauté et d’un amour passé, il ne peut cacher son trouble. Le vieux sage le met en garde.

 

 

 

Ernest Blanc - Baryton - "Maudite à jamais soit la race"

 

 

 

"Printemps qui commence" - Rita Gorr - Mezzo-soprano

 

ACTE II
Dans la Vallée de Soreck en Palestine

Dagon persuade Dalila de séduire Samson afin de percer le secret de son incroyable force. Prêt à la payer pour ce service qu’elle rendrait à son peuple, il lui propose une somme d’argent qu’elle refuse. Elle a un compte personnel à régler avec Samson (Amour viens aider ma faiblesse). Partagé entre son désir pour Dalila et la conscience du rôle qu’il joue pour le destin du peuple hébreux, Samson se montre prudent envers Dalila. Mais succombant à au charme de la jeune femme, il révèle le secret de sa force. Pendant son sommeil, Dalila lui coupe sa chevelure et les Philistins viennent l’arrêter maintenant qu'il est sans défense. (Mon coeur s'ouvre à ta voix)

 

 

"Amour viens aider ma faiblesse" Rita Gorr - Mezzo-soprano

 

 

"Mon coeur s'ouvre à ta voix" Elina Garanca - Mezzo-soprano

 

ACTE III
A la prison de Gaza

Enchaîné à une roue qu'il doit tourner sans cesse, Samson aux cheveux coupés souffre de cécité (Vois ma misère hélas). Les Juifs pleurent sa trahison. Samson implore le pardon de dieu. Dans le temple de Dagon, les Philistins fêtent leur victoire (l'aube qui blanchit ... Bacchanale). Samson, sous les cris de la foule, est conduit devant l’assemblée. En pleine scène d’humiliation, il supplie Dieu de lui rendre un instant sa force surhumaine. Dieu répond à son appel. Samson ébranle les colonnes de l’édifice qui s’écroule l’emportant avec lui et avec ses ennemis. (Scène finale)

 

 

"Vois ma misère hélas" - John Vickers - Ténor -

 

 

 

"L'aube qui blanchit ... Bacchanale"

 

 

 

Scène Finale : Placido Domingo Samson (ténor) Olga Borodina  Dalila (Mezzo-soprano) Sergei Leiferkus - Le grand prêtre (Baryton) Métropolitan Opéra 1998.


 

Samson-colonnes-du-temple.jpg

 

Tag(s) : #OPERA- et- musique- vocale

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