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corridors12

 

Voici les premiers textes inspirés par la photo (ci-dessus) publiée dans l'article : Une photo et des symboles merci à tous de vos contributions à cet exercice ... d'autres textes seront les bienvenus, bien sûr !  Je mettrai également le texte que m'inspire cette photo, bien sûr !
N'hésitez pas à aller explorer les sites des participantes indiqués par des liens jaunes ...



Première contribution : Liliane


C’était un de ces jours sombres où même l’air semble lourd.

Dans la salle de l’étage aux murs humides et froids, les ombres du passé glissaient le long des murailles… Prisonnière de ses souvenirs, l’âme des lieux errait  en un murmure frissonnant …prisonnière de son passé. Un souffle vint la caresser, la surprenant dans sa solitude mélancolique. Curieuse, elle suivit cette brise légère qui l’attirait inexorablement vers le grand escalier. Elle l’avait si souvent emprunté ! Là, elle comprit qu'elle devait  descendre …au tréfonds d’elle-même …vaincre sa peur panique de retrouver cet espace de survie. Dès la porte franchie, elle fut rassurée : une lanterne illuminait doucement les marches, la guidant vers un lieu quelle n’avait jamais découvert. Cette salle, tout en rondeurs semblait l’attendre. Sous l’escalier, des passages, encadrés de colonnes puissantes, s’ouvraient sur des tunnels obscurs. L’âme s’approcha, mais, effrayée,  s’écarta brusquement et alla buter contre un obstacle, au centre de la pièce. C’était un puits … On eût dit des fonds baptismaux, elle en effleura la margelle ; la pierre était douce et curieusement tiède. Se penchant, quelle ne fut pas sa surprise de  rencontrer  son image dans le miroir que lui offrait le fonds du puits !   C’est alors qu’une lueur douce apparut et vint se fixer  sur la triste muraille de la salle, diffusant une douce chaleur. La vie revenait en ces lieux, longtemps abandonnés ! L’âme respirait à nouveau …elle renaissait ; une pulsation l’envahissait ! Elle n’était plus seule, elle s’était rencontrée.
Depuis lors, elle s’appelle « âmiroir » !

 


La contribution de Pasteline :

Lors d'une randonnée, fatiguée, je me repose à l'ombre d'un arbre; le soleil est chaud, mes paupières s'alourdissent et  je me retrouve devant un manoir abandonné... attirée, je me glisse dans les pièces  à la découverte de je ne sais quoi;  Qu'est ce que je cherche ou recherche qui me fait rester plus longtemps dans ce lieu; trop longtemps !

Au moment de partir, mon regard est attiré par une porte; ma main se pose sur la poignée:  lentement , doucement, j'ouvre cette porte, j'entre... Elle se referme sur moi, mais je n'ai pas peur; Un escalier m'invite à descendre. Pas à pas, lentement, tout semble être vécu au ralenti. Mon regard embrasse toute la pièce; il est attiré par un halo lumineux. Je continue ma descente, marche après marche; ne pas arriver trop vite, prendre le temps de la contemplation. Une paix , un silence règne ;  seule vie, cette lumière de plus en plus brillante mais d'une clarté surnaturelle, elle semble sortie du puits. À le regarder, il est le cœur de la pièce, un cœur d'Amour, une invitation à se laisser porter; Nul besoin de toucher le fond, c'est lui, qui vient, qui nous englobe. Suis-je digne de cet Amour ? Je m'avance... la paix est profonde,, je me sens bien comme rassérénée; Il est temps de me "dégager" de cette lumière; mon regard se porte à nouveau vers l'escalier, je souris. je dois remonter, revenir dans le monde du réel. 

Je refais le chemin en sens inverse; je me retourne souvent comme pour encore une fois me gorger de cette lumière. Ma main se pose sur la poignée; je la sens ferme; un dernier regard... j'ouvre et franchit le seuil...

Je me surprends à sourire; j'ai osé.

je sais maintenant que l'on peut trouver en chacun de nous une force qui nous mènera sur le chemin de la vie si tant que l'on ose.

J'ai du somnoler, ce n'était qu'un rêve; était ce vraiment un rêve? Un dernier regard je prends le chemin du retour.



Quelques mots de Valentine à propos de cette photo :


1) Où va cet escalier ? Vers l'entrée d'une demeure ancienne.

2) Pourquoi y a-t-il de la lumière sur le puits ? Parce qu'il est imprégné d'une force spirituelle, qui d'ailleurs me semble venir plutôt de derrière, comme s'il y avait là un autel avec un ostensoir.

3) Je ne pense pas que l'escalier soit situé à l'intérieur d'une maison, mais plutôt qu'il permet d'accéder à un appartement depuis une cour.

4) Bien sûr tout cela semble ancien, je daterais bien la scène du XVe siècle.

Maintenant cette photographie a peut-être pour but d'évoquer certains mystères de notre personnalité, par exemple d'évoquer le sous-sol d'une maison symbolisant les couches inconscientes de notre psyché (la maison dans sa partie émergée étant notre conscience de nous-même), et elle suggère qu'au fond de nous nous avons un "TRESOR CACHE"... Une puissance qu'il nous faut retrouver en fouillant en nous au profond.


Voici le texte inspiré par la photo écrit par notre amie Pyrausta

 

Dans sa quête éperdue de refuge, Flora était entrée dans une maison qui semblait abandonnée. Ici, personne ne pourrait la trouver.

 

Et maintenant elle se trouvait dans un couloir sombre dont les murs suintaient l'humidité glauque des cachots.

Elle frissonna ,se sentant plus seule que jamais.Elle avança lentement, guidée par une lueur étrangement blanche.Ses pas résonnaient sur le sol dallé comme autant de coups de marteau contre une paroi.

Plus elle progressait, plus la lumière s'intensifiait projetant des ombres sinistres et captivantes. Elle déboucha enfin dans un hall éclairé par une lanterne. C'était elle qui avait attiré Flora jusque là. La jeune femme s'arrêta. Un escalier qu'éclairait légèrement la lueur blafarde de la lanterne montait en volute jusqu'à un premier étage mais à quatre marches de là, l'ombre engloutissait ce qui semblait être une porte, la noyant de son voile épais et mystérieux.

Les marches s'usaient au fur et à mesure de l'ascension , une rampe sculptée semblait attendre une main pour la guider vers...quoi ? Flora ne le savait pas mais des frissons d'angoisse la parcouraient tandis que son regard balayait l'espace devant elle.

 

Sous l'escalier, le plus étonnant, le plus effrayant sans doute,était cette lumière presqu'aveuglante qui semblait jaillir du mur, telle une porte sur un autre Monde et baignait un puits et sa margelle, puits décoré de têtes de lion lui semblait il.

 

Comment cela pouvait il être? D'où provenait cette clarté surnaturelle qui la faisait avancer vers elle?

Elle fit une halte pour se pencher au dessus du puits. Une sorte de vertige s'empara d'elle et elle fut attirée par le fond obscur et sans vie. Elle dut s'aggriper aux rebords glacés et bander toute sa volonté pour ne pas se laisser séduire et gagner les profondeurs abyssales. Une odeur douceâtre en sortait,sucrée, vaguement écoeurante.

 

Flora redressa la tête,encore étourdie par ce besoin quasi irrésistible de se laisser séduire,de baisser les bras et de tout abdiquer. Le front et le corps moites d'une sueur froide et rampante, elle expira doucement, détendant les doigts blanchis par l'effort.

Lentement, elle se redressa et commença d'un pas chancelant à monter l'escalier, tenant la rampe d'une main tremblante. Là haut,elle ne craindrait plus rien.

Arrivée à l'étage noyé dans l'ombre apaisante et protectrice, elle tira sur la poignée. La porte s'ouvrit dans un doux et soyeux chuintement, promesse de paix.

Qu'allait elle découvrir ?

Quand la porte claqua brutalement derrière elle, Flora comprit qu'aucun refuge ne pourrait l'accueillir, qu'aucune heureuse issue n'était possible comme pour tous ceux qui avaient franchi ce seuil avant elle.

 


Le point de vue de Psyché :

 

 

je ressens cette image comme étant une force qui me pousserait de l'au-delà, qui serait cette lumière, et qui fait monter l'escalier. Je monterais plutôt pour fuir que par curiosité. Mais encore je ne suis pas sûre, la lumière qui est en bas semble se matérialiser vers le haut. je sors de cet au-delà pour aller où ?
Il y a un étage d'arrêt entre le bas dont on voudrait s'écarter et le haut dont on ne sait rien. Je me vois plutôt sur cet étage, d'où l'on peut voir le bas et le haut en même temps.

 



Le texte de notre romaine amie Jacqueline

La soirée avait été fort ennuyeuse et son chevalier servant n'avait pas su trouver un seul mot pour la dérider.

En rentrant dans le hall de la maison elle s'aperçut que la lumière était restée allumée et s'en prit à son étourderie car la facture allait être lourde. Cette maison, que sa vieille tante lui avait destinée, était trop grande! Et puis, après avoir posé le pied sur l'escalier, elle comprit qu'il ne s'agissait point d'électricité. Mais diable cela pouvait être ?? Le halo semblait provenir de ce puits, mais était-ce un puits?? Trop bas selon elle! En fait elle ne s'était vraiment jamais posé la question, car son extrême jeunesse la tournait vers bien d'autres sujets!!

Elle déposa son sac près de la margelle et regarda dans le trou. Une puissante lumière s'en échappait et, pendant un court moment, elle eut peur. Après tout, cette demeure ancestrale avait appartenu à la famille de sa mère depuis des générations et peut être que....Mais non se dit-elle!! Nous sommes au 21ème siècle et si les fantômes existaient nous l'aurions bien prouvé!! On explique tout de nos jours!!!

Prenant son courage à deux mains, elle franchit la petite porte sous l'arc et descendit lentement les escaliers qui conduisaient au cellier. Il était baigné d'une forte lumière et chaque objet brillait de pleins feux! Etonnée elle frappa de ses deux mains pour chasser l'impression d'angoisse qu'elle venait de ressentir et c'est alors que d'un recoin s'envola une chouette!!!
L'oiseau était resté malencontreusement prisonnier et son poids avait déclenché l'éclairage!!!

Les portes étaient ouvertes pour lui aussi et l'ascension était garantie!

 


   

 


Tag(s) : #Franc-Maçonnerie- et -symbolisme

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