
W.A. Mozart : Airs de concert
Les trente-cinq arias de concert pour soprano forment un ensemble remarquable. ce sont des airs de concert ou des airs destinés à être chantés dans des opéras d'autres compositeurs (l'usage le permettait à l'époque) Mozart les écrivit pour faire valoir les qualités de certaines voix de chanteuses ou chanteurs souvent à la limite de leurs possibilités. Ils furent composés pour un petit nombre de cantatrices triées sur le volet (deux, cependant, peut-être même quatre ont été écrits pour castrats) Huit le furent pour la belle-soeur de Mozart, Aloysia Weber. Ces arias exigent donc des prouesses vocales absentes des opéras de Mozart - dont les airs sont gouvernés par l'action et en font donc partie intégrante. L'immense difficulté de ces airs de concerts est sans doute la raison pour laquelle nombre d'entre-elles sont restées inconnus jusqu'à une date récente.
Interprétations comparées de l'air K 505
Ch'io mi scordi di te? ... Non temer, amato bene, K. 505, est un air de concert de Wolfgang Amadeus Mozart pour soprano, piano et orchestre, composée en 1786 à Vienne , il est souvent considéré comme l'une de ses plus grandes compositions dans ce genre.
En ce qui concerne cet air, dans le catalogue d'oeuvre tenu par Mozart, il indique dans une note : "Scena avec rondo pour clavier solo pour Mademoiselle Nancy Storace et moi-même." (véritable déclaration d'amour du compositeur à son interprète) Elle fut donc la créatrice de cette oeuvre avec Mozart au piano le 23 février 1787. Dans cet air, la partie de piano établit un lien incomparable entre les opéras et les concertos pour piano.
TRADUCTION FRANÇAISE DU POÈME
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Que je t'oublie ? Ne crains rien mon amour, |
Nobles âmes qui voyez Ne crains rien, mon amour, |
Bien des cantatrices de renom ont chanté et enregistré cet air car la beauté de la mélodie principale est irrésistible et la palette des émotions à incarner immense ... La sélection qui suit résulte d'un choix personnel ... D'aucun penseront qu'il manque telle ou telle version absolument incontournable ... c'est bien normal ... comment oublier la version qui nous a permis de découvrir l'oeuvre ? en ce qui me concerne c'était la version d'Elisabeth Schwartzkopf, qui ne figure pas ici ... Celle de Teresa Berganza est la deuxième version que j'ai entendue ... c'est ma "madeleine musicale"...
Teresa Berganza (Mezzo-soprano)
Raffinement, délicatesse, beauté du timbre ...
sans doute la plus mozartienne de toutes !
Janet Baker (Mezzo-soprano)
Timbre d'airain, phrasé de rêve, et tempérament vocal incandescent ...
Janet Baker nous emporte dans son monde musical ...
Leontyne Price (Soprano)
Grande verdienne, s'il en fut, la cantatrice utilise la souplesse de son immense voix et son art du chant pour interpréter Mozart, et cet air en particulier d'une remarquable façon ...
Victoria de Los Angeles (Soprano)
Le timbre est enchanteur, la voix reconnaissable entre mille ...
une élégance et une simplicité idéale pour interpréter Mozart
Felicity Lott (Soprano) (1997)
Une voix au legato aussi légendaire qu'élégant,
la cantatrice anglaise interprète cet air avec force et tempérament.