À propos de la Musique ...
Les principes de transversalité et d'éclectisme qui ont cours sur ce blog, peuvent s'appliquer à l'art musical comme à toute autre forme d'art. Pourquoi, cloisonner, étiqueter, proférer des jugements définitifs sur la Musique dite Classique ? A qui profite ce crime de "lèse-Musique" ? ... Le paradoxe est que, pour découvrir la Musique Classique, il faut l'écouter d'un OEIL neuf (sourire entendu)... et pratiquer le "lâcher-prise" pour que, brusquement, le plaisir apparaisse ! ...
Pour qui n'est pas familier de la musique dite de "chambre", il faut lire
le billet intitulé : "Qu'est-ce que la musique de chambre", naturellement (sourire) et, peut-être, faire fi de ses propres préjugés concernant cette forme musicale réputée désuète, et se laisser aller à écouter, peut-être même à
entendre ce qui est proposé par les grands compositeurs du passé [Même si certains sont contemporains comme Philip Glass ]. La musique de chambre se déguste comme un Haïku parce que c'est une forme musicale qui revient au "simple" à "l'essentiel", laissant derrière elle (sans la dénigrer
pour autant) la musique symphonique parfois quelque peu ampoulée, et ses gigantesques
effectifs.
La musique, comme l'art en général, transcende le réel et nous propose un regard nouveau, des émotions nouvelles. Laissons nos craintes et nos préjugés
et écoutons ... en commençant peut-être par le sublime second mouvement (lento) du Quatuor américain qui parle directement à l'âme (ou quelque nom que nous voulions lui donner) à l'essence de la personne
humaine.

De janvier à mai 1893, nouvellement installé aux États-Unis,
Anton Dvorak (1841- 1904), compositeur tchèque né près de Prague, vient d'achever la célèbre "Symphonie du Nouveau monde" ... En juin il s'attaque à
la composition du Quatuor N° 12, Opus 96 (dit Quatuor américain) ... Il signera là un chef-d'oeuvre. On peut y entendre la nostalgie de son pays natal surtout dans
le sublime deuxième mouvement (Lento) qui est une des plus belle musique qu'il ait composé. Les autres mouvements utilisent des emprunts folkloriques et justifient amplement le
titre de ce Quatuor. Il se dégage des quatre parties de l'oeuvre une unité de style remarquable et la beauté des mélodies suffit à faire naître l'émotion ...
Ci-dessous l'interprétation du Quatuor Emerson
1er mouvement : Allegro ma non troppo
2ème mouvement : Lento
3ème mouvement : Molto vivace
4ème mouvement Finale : Vivace ma non troppo