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brahms8Marcel Proust n'a pas le monopole des "madeleines" ... Le premier mouvement de la quatrième symphonie de Johannes Brahms (1833 - 1897) est, pour moi, associé à un moment, à un paysage, à une situation particulière ... je ne parlerai que du paysage ...
Sur une des trois collines dominant la ville de Besançon, il fait  très froid ... À l'abri des intempéries, dans ma voiture (j'ai vingt ans), j'écoute ce premier mouvement  qui, en son début, se déroule comme une immense fresque, grandiose et délicate  à la fois. J'associe définitivement cette magnifique mélodie au panorama enneigé de la ville à mes pieds ...

 
Brahms à cela d'unique, c'est qu'il suscite des sentiments mélangés - particulièrement ce début du 1er mouvement de sa quatrième symphonie -  une idée de grandeur se dégage et une mélancolie lumineuse est ressentie. Brahms transmet à l'auditeur attentif le sentiment du drame profond de l'existence, de l'inéluctablité de son dénouement ... comme s'il écrivait cette musique sublime pour rendre compte de l'héroïsme nécessaire au simple fait d'être vivant ! ... L'art de la composition, la subtile délicatesse de l'harmonie, la mélodie brahmsienne lourde de sens , le premier thème caressant et sinueux, font de ce début de la symphonie N°4, opus 98, un enchantement ... Laissez-vous aller au climat créé par la musique du plus sensuel des compositeurs romantiques allemand. L'orchestre est conduit par un chef inspiré : Carlos Kleiber


2ème partie
Tag(s) : #MUSIQUE

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